Divertissement ou plaisir physique, le sport et ces origines

Publié le 22/10/2015

Le sport. Qu’est-ce que c’est ?

Quel que soit le temps ou l’endroit, que ce soit en Grèce antique où à l’époque moderne, la pratique sportive a une grande importance dans la culture. L’ensemble de ces périodes ont eu un impact sur la définition du sport et sur les manières de le pratiquer.

Les origines du sport

Issu du vieux français, le terme « sport » a pour origine le mot « desport ». Autrefois, il signifiait l’ensemble des « divertissements, plaisirs physiques ou de l’esprit ». Et, jusqu’au XIXème siècle, la pratique est majoritairement bourgeoise. Puis jusqu’au XXème siècle, en s’inspirant du modèle anglais, la pratique sportive évolue et s’affirme de plus en plus. Des critères remarquables de cette évolution sont l’organisation des premières associations et règles officiels. Les premières fédérations apparaissent dans la foulée en 1887. On constate également l’apparition des premières notions de record, soutenue par les premières compétitions internationales, telles que les J.O. On a donc une division de la pratique sportive entre la traditionnelle volonté d’amusement et la nouvelle notion de compétition.

La popularisation du sport est ralentie durant la première guerre mondiale. Et, c’est à l'entre deux guerres, que l’évolution du sport français est l’une des plus importantes, avec la volonté de performance. On parle désormais de « l'âge d'or ». La pratique du sport devient plus intense et agressive pour le corps humain. On cherche à dépasser ses limites à travers la compétition. En 1922, Pierre de Coubertin, qui est à l’origine de la rénovation des J.O., décrit le sport, dans Pédagogie sportive, comme un « culte volontaire et habituel de l’effort musculaire intensif appuyé sur le désir de progrès et pouvant aller jusqu’au risque. Il doit être pratiqué avec ardeur, je dirai même avec violence. Le sport, ce n’est pas l’exercice physique bon pour tous à condition d’être sage et modéré ». Le sport a donc de plus en plus d’impact sur la santé et les blessures sont de plus en plus courantes.

Au début de la deuxième moitié du XXème siècle, on constate une transformation des sports avec l’apparition de la notion d’autocontrôle des émotions. De plus, la forte médiatisation des sports et l’ouverture à la pratique sportive féminine permet une massification importante du nombre de pratiquants. Et, dans les années 70, on remarque l’importante diversification des sports, notamment avec la volonté de repousser les limites des capacités du corps humain (culturisme) et de l’environnement (activités de pleine nature). L’ensemble de ces nouveautés sportives vont influencer sur la fréquence de la pratique sportive de la population. Les motivations de chaque sportif se diversifient : amusement, dépassement de soi, bien-être physique…

Ces transformations du sport ont, de nos jours, eu un impact sur la définition du sport. Mais, elle fait toujours preuve d’une multitude de paradoxe. Michel Bernard, dans Encyclopédia Universalis de 1989, décrit le sport comme « un mot et un phénomène compris par tous, mais que personne, même les plus grands savants spécialistes, ne peut correctement définir ». Pour illustrer ce paradoxe, la Fédération française des échecs a reçu en 2000 l’agrémentation sportive du Ministère de la santé, de la jeunesse et des sports, alors que le Bridge ou le Paintball sont écartés de toute reconnaissance sportive. Aujourd’hui, le sport est donc un objet social qui satisfait tout le monde mais qui demeure sans réelle définition. Et, si l’on prend le dictionnaire Larousse de 2015, la définition du sport demeure quelque peu imprécise : « ensemble des exercices physiques se présentant sous forme de jeux individuels ou collectifs, donnant généralement lieu à des compétitions, pratiqués en observant certaines règles précises ».

Chiffres montrant les ages des personnes pratiquant du sport 

Qui pratique des activités sportives en France?

D’après une enquête en 1985 de l’INSEP « Le sport c’est ce que font les gens quand ils pensent faire du sport ». On constate alors que 74% de la population pensent faire du sport, comme le simple fais de monter les escaliers. On peut alors se demander si, par exemple, le métier de maçon peut être considéré comme un sport. Suite à une autre enquête de 1985, visant « Toutes activités physiques régulières dont le principal but ou le seul but est la pratique corporelle », l’INSEE établit alors que 50% de la population ont une pratique sportive. Pour finir, selon l’IFOP, à la question « Faites-vous du sport ? », le résultat avoisine le tiers de la population (31%).

Plus récemment, une nouvelle enquête à permit d’établir la fréquence de la pratique physique ou sportive au cours de l’année 2010, sachant que les activités physiques déclarées sont relativement vastes (Marche, Football, Vélo, Pétanque, Pêche…).

On constate alors que 65 % de la population pratique au moins une fois par semaine une APS.

Au fil des années, le mot « sport » a donc un sens commun de plus en plus large. Il représente essentiellement aujourd’hui, l’ensemble des activités physiques et sportives (APS), où chaque personne est libre de se faire son propre opinion sur sa pratique. Et, quel qu’en soit le type et l’intensité, lactivité sportive possède des vertus physiques, psychologiques et sociales, d’où l’intérêt d’une activité physique régulière afin de se maintenir en bonne santé.

Texte écrit par Florian RIFINO

NATURE & SOINS, distrubuteur de gels et crèmes de massage pour masseurs-kinésithérapeutes afin de soulager les douleurs des patients.

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